Bon alor ce texte la ne fait aps partie de la Cité-Monde, mais c'est ma premiére nouvelle et j'y suis trés attaché ^^.
______________________________________
Rose pleurait dans sa chambre, Pourquoi la vie s’acharnait-elle a ce point contre elle? Pourquoi se contentait-on toujours de l’ignorer purement et simplement ? Elle avait toujours eu l’impression de n’être la pour personne et de ne servir a rien...
Inconsciemment, elle avait ouvert sa fenêtre et se surprit à penser à la mort. Essayant d’ignorer cette idée, mais néanmoins fascinée comme un papillon de nuit voletant autour de la lampe qui va le brûler.
Le visage encore humide, elle se penchât un peu plus pour observer quel serait la hauteur de sa chute. Rose habitait au sixième étage. Juste à sa droite se trouvait un renflement du toit, il lui suffisait simplement de sauter vers la gauche... Elle fut pétrifiée en se rendant compte de la pensée qu’elle venait d’avoir, puis elle se dit qu’après tout, qui la regretterait ? Ses amis ? Elle n’en avait jamais vraiment eu... Ses parent ? Non, ils étaient bien trop occupés à se disputer pour des conneries ...
Elle se détournât de la fenêtre et fit les cents pas dans sa petite chambre. Pourtant, elle avait passée une journée normale et même ses devoirs étaient terminés. Et puis après tout, elle n’avait plus d’espoir ici, autant tenter sa chance ailleurs.
Lentement, elle avança vers la fenêtre restée ouverte, l’air frais de la nuit la fit frissonner un peu, mais avoir froid n’avait plus d’importance maintenant. Elle posa une main sur l’encadrement, puis l’autre. Mit le pied droit sur le rebord, fermât les yeux et sauta.
Sans trop savoir comment, elle trébuchât, et glissât vers la droite, du côté du toit. Cette perspective fit sourire Rose, même en se suicidant, elle avait réussit a tout gâcher,. Elle attendit donc le choc du toit, mais celui-ci ne vint jamais.
Rose atterrit en douceur et eut l’impression bizarre d’être dans les bras de quelqu’un. Elle ouvrit les yeux, et son regard se plantât dans celui d’un jeune homme qui l’avait rattrapée dans sa chute. Elle le regarda plus en détail et remarqua ses cheveux blancs albinos. Sa peau semblait laiteuse à la pâle lumière de la lune, mais ses yeux étaient d’un verts profond. Elle n’en avait jamais vu d'aussi verts.
Au bout de quelques secondes, avant même qu’elle n’ait eu le temps de pousser un cri, son mystérieux sauveur prit la parole :
- « Tien, c’était une bonne idée de venir ici ce soir, voila qu’il pleut des anges ... »
Rose rougit un peu a ce compliment ... un des premier qu’on lui faisait ... et essaya de lui répondre :
- « Euh ... merci de m’avoir rattraper ...
- Mais je n’ai pas vraiment fait exprès, c’est plutôt toi qui m’est tombée dessus.
- C’est vrai, excuse-moi, tu pourrait me lâcher s’il te plait ?
- Quant on attrape un ange, on ne le lâche pas, lui répondit le garçon, il risquerait de s'envoler à nouveau... »
Rose restât perplexe, elle était dans les bras d’un inconnu, certes charmant, mais un peu bizarre. Elle essaya de protester, mais avant qu’elle en ait le temps, le garçon reprit la conversation :
- « Dis-moi, pourquoi est ce que tu m’est tombée dessus ? Rose rougit de plus belle car elle venait de se rappeler ce qu’elle faisait ici.
- Ben ... ce soir j’étais pas bien et ... enfin j’étais triste parceque je ne compte pour personne, donc ....
- Je vois, donc tu as voulu priver tous ceux qui tiennent a toi, en secret, de te revoir ? »
Rose prit conscience de la portée de son acte et finalement ce mec était arrivé au bon moment.
- « Ecoute, lui dit-il, ce soir un ange et tombé dans mes bras, et moi je suis tombé sous son charme... Reste en vie jusqu’a demain et tu verras si la vie vaut la peine d’être vécue. »
Sur ces paroles mystérieuses, il lui volât un baisé, puis disparut par la trappe qui permettait d’accéder au toit. Rose le poursuivit, mais arrivé aux escaliers, il se volatilisa.
Elle rentrât chez elle et, par chance, ses parents avaient oublié de verrouiller la porte. Elle entrât donc dans sa chambre et se jetât sur son lit. Elle repensa a ce type ... il lui avait volé un baisé, son premier baisé ...
* * *
Rose était assise en classe, au deuxième rang, prés du mur. En règle générale, elle y était seule. Cette fois par contre, son sauveur de la nuit dernière était assit prés d’elle comme si de rien n’était. En même temps, c’était logique qu'un bel inconnu lui sauve la vie et que le lendemain ce soit, bien sur, le nouvel élève de la classe ... Non, ce n’était pas logique du tout ! Elle lui parlât un peu est ne put apprendre que son nom : Raphaël. Elle avait l’impression que celui-ci évitait de lui parler et même de la regarder.
Comme elle l’avait remarquée hier soir, il avait des cheveux blancs, assez long, et ses yeux étaient extraordinairement verts. Il était assez mince, presque androgyne, et dégageait une aura de charme, de prestige et en même temps de bienveillance. Le petit détail qui soulignait le personnage était l'anneau d’argent à son oreille droite au bout duquel pendait une pierre sombre. Peut être de l’obsidienne ? Dans l’ensemble, son physique était assez atypique, mais aucune des personnes dans la classe ne semblait s’en émouvoir. Personne ne le persécutait a cause de son apparance comme ils en avaient l’habitude.
A la fin de la journée, Rose marcha vers son bus. Elle était pensive et avait vécu un jour presque comme les autres. Elle commençait à regretter la présence de Raphaël.
Soudain, elle sentit une main sur son épaule, elle se retournât pour voir qui en était son possesseur, et vit son sauveur aux yeux verts.
- « Salut, dit elle pour engager la conversation, tu ne m’a presque pas parlé aujourd’hui, on dirait que tu m’évite ...
- C’est normal, c’est l’impression que je voulais te donner, lui répondit-il sur un ton malicieux.
- Et je pourrais savoir pourquoi ? Tu me sauve la vie, tu m’embrasse, et après tu fait comme si j’existais pas ... tu m’a dit de survivre pour voir si la vie en valait la peine, ben moi je trouve que cette journée etait comme les autres. » Elle se surprit a parler à un quasi inconnu comme a un ami de longue date bien qu'elle ne soit pas si familière d’ habitude.
Pour toute réponse, le garçon aux cheveux blanc se contentât de lever un doigt vers le ciel. Rose ne comprit pas de suite et leva les yeux. Ils étaient sous un chêne vidé de ses feuilles a cette période de l’année. Elle regardât mieux et vit une petit boule de feuillages, ça ressemblait a un buisson a fleurs blanches plantées a l’envers sur un arbre. Tout a coup, tout lui parut clair dans sa tête, c’était une boule de gui, elle avait oublié que les boules restaient accrochées au chêne même en hiver. Puis elle se figeât : un garçon et une fille sous un boule de gui ...
Lentement, elle baissât les yeux vers Raphaël, celui-ci souriait. Elle se surprit à lui rendre son sourire aussi.
Pendant que leurs lèvres s’effleuraient a nouveau, elle se demanda si elle n’était pas en train de tomber amoureuse.
Plus tard, Rose était blottie contre Raphaël et observaient tout deux les étoiles depuis le toit ou ils s’étaient rencontrés. Il lui expliquait le nom de celles qui se trouvaient au dessus d’eux, mais elle ne l’écoutait que d’une oreille. Elle se collait a lui pour ne pas avoir froid, et a cet instant, elle se sentait bien.
* * *
Quelques semaines plus tard, Rose ne voyait plus Raphaël : il ne venait plus a l’école, et il lui était impossible de le joindre.
Tout était calme dans la maison de la jeune fille. Seul un œil attentif aurait pu voir ce qui n’allait pas. Une lettre froissée qui finissait de se consumer dans la cheminée, les mouchoir encore humides sur la table, le tapis du couloir de l’étage pliée par un pas trop rapide ou encore le claquement d’une porte.
Rose pleurait dans sa chambre.
Pourquoi la vie s’acharnait t’elle a ce point contre elle? Pourquoi est-ce que Raphaël l’avait laissée ? Elle avait a nouveaux l’impression de ne plus servir a rien, de n’exister pour personne. Elle s’approcha de la fenêtre avec l'espoir fou de revoir son amour debout sur le toit et qui serait finalement resté pour elle. Elle regardât vers la petite corniche de tuile, mais ne vit personne.
L’instant d’après elle sentit le vent sur son visage et avait l’impression de voler. Elle ne ressentit rien en touchant le sol et n’avait même plus froid, elle ouvrit les yeux.
Dans la rue, il y avait Raphaël, qui se rapprochait de plus en plus vite. Il portait un costume complet et avait une rose dans la main gauche.
Rose sourit. Elle se sentait bête de ne pas avoir cru en lui. Il ferait tout pour elle. Il allait la rattraper encore une fois, puis il s’embrasserait sous la lune.
Raphaël ne la rattrapa pas. Il se contenta de tourner les talon et de partir. Il lâcha la rose, qui se fana et tomba en poussière bien avant de toucher le sol.
Copyright Met Andreu Thomas 7 août 2007 - Conformément au Code de la propriété intellectuelle, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, et ce, par quelque moyen que ce soit, sans l'autorisation préalable de l'auteur - «Fallen Angel » et tous ses personnages sont la propriété de Thomas Andreu.